mardi 28 février 2012

Reconstruction après les conflits en Côte d'Ivoire


En Côte d’Ivoire, depuis les élections controversées en 2010, de violents conflits ont éclaté ravageant le pays et appauvrissant la population. Bien que ces conflits se soient aujourd’hui apaisés, les conditions de vie se sont pas meilleures pour autant. ADRA France soutient un projet pour la reconstruction de logements et la sécurité alimentaire des populations. Gaspard et Florence sont deux bénéficiaires de ce projet, ils ont accepté de témoigner.

Gaspard Dehe et sa femme Florence ont connu la terreur et l’horreur de la guerre. En février 2011, des hommes sont entrés dans leur village de Kebouebo situé à l’ouest de la Côte d’Ivoire les obligeant à fuir leur maison avec leurs enfants. Les hommes tiraient au fusil et hurlaient qu’ils allaient tuer tout le monde. Gaspard nous raconte son histoire :


« C’était terrible ! J’essayais de trouver mon jeune enfant au milieu de toute cette confusion et en même temps de protéger ma femme enceinte de 8 mois. Nous avons couru nous cacher dans la forêt pour échapper à ces hommes. Nous n’avons pas eu le temps de prendre nos affaires, laissant tout derrière nous. Pendant 4 mois, nous sommes restés caché dans la forêt. Le plus difficile a été de prendre soin au mieux de mes enfants dans ces conditions et de leur trouver de quoi manager. Nous dormions sur le sol. Ma femme accoucha dans la forêt aidée par quelques sages-femmes du village. Nous n’avions ni vêtement ni autre articles pour le bébé. Quand nous sommes enfin sortis de la forêt, il ne restait plus rien de ce que nous avions laissé au village, tout avait disparu. Les hommes avaient détruit notre maison et prit tout ce qui avait de la valeur. Nous devions tout reconstruire avec rien. Je ne remercierai jamais assez ADRA de l’aide qu’ils nous ont apporté pour la reconstruction de notre maison pour toute ma famille. »

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samedi 25 février 2012

Prévention de la grossesse non désirée pour les femmes Roms en Albanie

La clinique de santé mobile parcours Tirana et ses environs pour aller à la rencontre de la population. ADRA Albanie mène, depuis quelques années, des activités en faveur des populations défavorisées telles que les communautés Roms. Pour plus de cohérence et de pertinence, les projets centraux d'ADRA Albanie ont été en partie rattachés à ceux de la clinique mobile.


Nous avons donc décidé d’envoyer les cliniques mobiles à la rencontre des familles Roms. Nous nous sommes aperçu récemment que les femmes de la communauté Roms subissaient de nombreux avortements. Par exemple, nous avons rencontré une femme de 52 ans qui avait eu 53 avortements dans sa vie, ce qui fait en moyenne deux avortements par an. Cet acte est souvent non-médicalisé et comporte de sérieux risques pour les femmes qui le pratique.

La clinique mobile de santé mène donc aujourd'hui des actions de prévention: présentation des différents moyens de contraception et des risques encourus lors des avortements. Nous employons tous nos efforts afin d'aider la population Roms pour améliorer leurs conditions de vie et faire évoluer certaines pratiques à risque comme l'avortement non médicalisé.


Andrew, Volontaire en Albanie

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jeudi 26 janvier 2012

Une nouvelle année commence pour les enfants de Fushe Kruja

Cette année, après un bref passage en France pour les fêtes, me voici de retour sur le projet pour la communauté Rom de Fushë Kruja, en Albanie. Et quel retour ! Depuis début janvier, avec une collègue psychologue, nous avons commencé un projet de pré-scolarisation pour les enfants Rom de cette même communauté. Nous avons commencé depuis octobre à faire quelques activités avec les enfants, mais cette fois, nouvelles résolutions prises, c’est du sérieux !


Nous apprenons ensemble l’alphabet albanais, à compter et additionner, à parler un peu anglais, à dessiner, à chanter ! Mais surtout, nous apprenons à vivre ensemble ! En effet, même si nous progressons dans les cours d’alphabétisation et d’arithmétique, ce dont nous sommes le plus fiers, c’est que ces enfants prennent de plus en plus d’assurance et d’estime de soi. Ils deviennent curieux et ont envie d’en apprendre toujours plus sur le monde qui les entoure.

Comment est-on parvenu à cela ? Par le jeu et la bonne humeur !


Nous commençons tous les cours par apprendre à écrire une nouvelle lettre de l’alphabet, puis on compte (des vaches, des poules et les camarades de la classe), on fait des additions, puis on chante et on sort dans la cour faire un peu de gym pour se remettre en forme ! Mais ce que les enfants attendent le plus, c’est les activités quotidiennes et toujours nouvelles. Nous avons par exemple organisé un mini théâtre de marionnettes pour expliquer de manière ludique qu’on ne prend pas de force les affaires des autres, mais qu’on peut demander gentiment, et que cela marche mieux ! On apprends à distinguer la gauche et la droite en dansant tous ensemble ! On organise des petits débats pour parler du quotidien ! Je vous invite à regarder ces quelques vidéos pour vous rendre compte de la bonne humeur dans laquelle ces enfants apprennent.

video video



Ce mois touche déjà à sa fin, et nous commençons à préparer les activités pour février. Les activités seront consacrées à l’étude de la famille et de la communauté. On va apprendre à tracer un arbre généalogique, à comprendre ce qu’est une communauté, un pays, etc. Nous avons pour but de leur faire prendre conscience de leur propre identité et les faire partager leur culture. On commencera également à observer les pays du monde à travers les cartes, des histoires, des photos ... Le programme est chargé et je vous ferai part de la suite de nos aventures avec les enfants Rom le mois prochain !


A bientôt !


Marika

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vendredi 2 décembre 2011

Mariée à 12 ans: au revoir éducation, bonjour nouvelles responsabilités

Il y a quelques jours l'une des jeunes filles qui participe à nos cours d'alphabétisation à Fushe Kruja s'est mariée. Ce serait une heureuse nouvelle de vous annoncer un événement pareil, sauf que la jeune mariée n'a que 12 ans.

Quelle ne fut pas la surprise quand ce lundi matin, cette jeune fille qui était très active, participait toujours en cours et avait cette forte volonté d'apprendre nous fait dire par ses camarades qu'elle ne viendra plus en cours.

En effet, se marier c'est endosser de nouvelles responsabilités: s'occuper de la maison, préparer les repas, faire la lessive. Bref, plus le temps d'aller en cours. Plus le temps le temps de vivre avec ses camarades des moment de joie et de partage, ni le temps de profiter de son adolescence, période dont pratiquement toute les jeunes filles de la classe sont privées, mais qu'elles arrivent à vivre brièvement pendant les quelques heures passées en classe.

Ses camarades nous ont brièvement expliqué que la veille ils ont célébré son mariage avec un homme qu'elle fréquentait depuis deux ans, soit lorsqu'elle n'avait encore que 10 ans. Nous avons relancé le débat sur le mariage, sujet déjà abordé au cours de nos précédentes rencontres. Ces jeunes filles réalisent de plus en plus les conséquences du mariage à un si jeune âge, elles y pensent. Elles comprennent que l'éducation augmentera leurs chances de trouver un travail, et leur ouvrira d'autres perspectives dans la vie. Qu'elles pourront choisir leur avenir et pouvoir décider si oui ou non elles veulent continuer à vendre des vêtements d'occasion, s'occuper de leur maison et de leur famille, trouver un travail, etc. Bref, être des individus à part entière.

Le jour même, nous sommes allés parler à la belle-mère de cette jeune fille. Par chance, elle est déjà venue à nos cours et elle comprend l'enjeu et l'importance d'apprendre à lire et à écrire. Et elle donc accepté que sa belle fille retourne en cours.

Nous avons donc pu faire revenir cette jeune mariée. Mais est-ce que ce sera le cas de toutes nos autres jeunes étudiantes? L'éducation est la clé. Et petit à petit, nous changerons les perspectives d'avenir pour ces jeunes filles. C'est en tout cas notre espoir.

-Marika

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vendredi 18 novembre 2011

Asha, une femme somalienne

Frank Spangler, un vidéo-journaliste d’ADRA, a écrit ce témoignage suite à sa récente visite en Somalie. Vous pouvez visualiser l’un de ses reportages sur http://vimeo.com/28385228.

Dans l’un des villages visités, nous avons rencontré une jeune femme nommée Asha. Elle a 22 ans, mais elle a déjà eu quatre enfants. Avant, elle et son mari possédaient des chameaux, des ânes et 80 chèvres. Lorsque leur pâturage s’est desséché, ils ont essayé de trouver un meilleur emplacement, mais peu importe où ils allaient, ils n’ont rien pu trouver. L’herbe était devenue sable ! En fin de compte, tous leurs animaux ont péri de même que deux de leurs enfants avant d’atteindre Sool.

La généreuse population de Sool les ont laissés s’installer et les ont aidés à se nourrir. Mais quel est l’avenir de cette jeune femme, je me le demande… Comment pouvez-vous vous remettre d’une telle catastrophe ? Même si la pluie revient, comment pouvez-vous reconstituer votre cheptel si vous n’avez pas les moyens pour le faire ? Elle avait l’air si jeune ! Comment pouvait-elle avoir déjà eu quatre enfants ? Comme cela a dû être douloureux pour elle de voir deux des siens dépérir et mourir ! Elle aurait pu être à l’école quelque part, mais pas être une mère affligée avec deux tombes perdues quelque part dans le paysage poussiéreux de la Somalie.

À certains moments, les désastres naturels ou de la main de l’homme demandent une solution d’urgence pour sauver des vies. C’est justement une de ces périodes qui est la pire sécheresse depuis 60 ans. 12 millions de personnes sont affectées. Beaucoup ont déjà tout perdu et marchent des jours entiers pour rejoindre des centres de distribution. Quelques uns, comme Asha, ont perdu leurs enfants sur la route et risquent de perdre encore plus si le monde ne leur vient pas en aide....

-Frank Spangler

Traduction : Marie-José Saint

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lundi 17 octobre 2011

Nouveau blog : Projet d'alphabétisation en Albanie


Dès aujourd'hui, vous pouvez suivre notre nouveau projet d'alphabétisation de femmes rom à Fushe Krujë sur le nouveau blog d'ADRA.

Rendrez-vous sur : http://reflectadraalbania.blogspot.com/

-Marika

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lundi 10 octobre 2011

Des nouvelles de l'Albanie

Bonjour à tous !

Cette semaine je n'ai que de bonnes nouvelles à vous envoyer !

La vie en Albanie devient plus et plus normale après trois semaines ici. Le trafic ne semble pas aussi menaçant, la nourriture n'est pas aussi étrange, mais la qualité de l'air est encore assez mauvaise.

Il n'y a eu aucun changement au projet des aveugles. On se prépare pour le 20 octobre, qui sera la première fois qu'on se présente aux élèves du lycée à Burell. Nous faisons de notre mieux pour apprendre l'albanais, mais il est un peu difficile.

Les cours d'alphabétisation pour les femmes de la communauté rom de Fushe Krujë sont un vrai succès !

Nous avons eu quelques inquiétudes le lundi lors du 1er cours car plusieurs femmes ont décidé de partir avant la fin. Mais dès mardi, elles sont venues nombreuses et ont même refusé de faire une pause café car elles voulaient finir un exercice d'écriture ! Un autre signe positif: pendant que les femmes sont en cours, dans la pièce voisine de la salle de classe nous organisons des activités pour les enfants. Et bien alors que lundi les femmes gardaient leurs enfants sur leurs genoux pendant les cours, au fur et à mesure elles sont de plus en plus nombreuses à nous les confier pour mieux profiter des leçons !

Pour le moment, le professeur se concentre surtout sur l'acquisition des bases de lecture et d'écriture et la semaine prochaine nous commencerons à aborder les différents thèmes de cours dont nous vous parlerons la semaine prochaine ...

A dans quelques jours !

-Marika et Andrew

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