lundi 31 janvier 2011

Centre de formation pour jeunes filles au Niger

ADRA France soutient un nouveau centre de formation à Niamey, pour des jeunes filles issues des minorités Touareg et Peuhls. ADRA collabore avec ADRA Niger et son partenaire local, l’association Global Development Alliance (GDA), dans ce projet pilote qui durera 2 ans. Les jeunes filles bénéficiaires, une soixantaine en tout, ont entre 12 et 18 ans. Elles risquent mariage précoce, abus sexuels et prostitution. Le centre leur propose des cours de couture, de broderie, d’alphabétisation, de français, de mathématiques, de gestion d’entreprise et de comptabilité de base, de santé, de nutrition et d’hygiène.

Le Niger est le pays le plus pauvre du monde selon le Rapport de développement humain des Nations-Unies (2009). La désertification et la sécheresse ont forcé des peuples nomades comme les Touaregs et les Peuhls à rejoindre les grands centres urbains et à changer leur façon de vivre. Ils ne peuvent plus nourrir leur famille en élevant des animaux et en cultivant la terre comme auparavant. Ils ont donc besoin de développer de nouvelles compétences. Le centre de formation répond donc à ce besoin en permettant à ces jeunes filles d’acquérir des outils afin d’aider leurs familles et leurs communautés à entrer dans l’économie locale avec succès.

A la fin des deux ans, elles auront leur propre machine à coudre et se présenteront à un examen national qui leur donnera un certificat d’aptitudes. Ensuite, avec leurs nouvelles compétences, elles pourront créer de petites entreprises pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Pendant les deux années de la formation, elles évitent le risque d’exploitation sexuelle ou de mariage et de grossesse précoce. Les parents de chaque fille se sont engagés à ne pas marier leurs filles jusqu’à ce que le programme soit achevé.

Pour voir plus de photos du centre, cliquez ici. Pour soutenir ce projet avec un don, cliquez ici.

Nos remerciements à Chantelle et à Rebecca de GDA pour les informations et les photos.

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dimanche 5 décembre 2010

VIDEO: ADRA France 2010

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jeudi 18 novembre 2010

Quatre nuits blanches qui en valaient la peine

Pour une si jeune famille il y avait eu bien des traumatismes ! Il y a juste huit mois, Pradel, sa femme et son fils de six ans attendaient l’arrivée imminente d’un nouvel enfant dans leur foyer. Pradel avait un bon travail de technicien et pourvoyait aux besoins de sa famille. Il avait même un peu d’économies. Le tremblement de terre du 12 janvier a tout changé.

Technicien spécialisé, Pradel réparait des ventilateurs dans un hôtel des alentours quand le tremblement de terre a frappé. Après s’être échappé sans dommage de l’hôtel, il s’est précipité chez lui et a constaté que les maisons de ses voisins s’étaient effondrées sur la sienne en la détruisant complètement. A son grand effroi, il trouva à côté de chez lui, son fils sur le point de tomber dans une de ces profondes crevasses causées par le tremblement. Il apprit alors que, comme sa femme cherchait à s’échapper de leur maison, des décombres étaient tombées sur elle et l’avaient blessée à l’estomac. Souffrant d’éclampsie et prise de panique, elle est retournée dans sa ville natale située dans les montagnes car elle pouvait y obtenir des soins médicaux à l’hôpital. Malheureusement, deux jours après, juste deux mois avant la naissance, « elle a accouché d’un enfant mort » nous dit tristement Pradel.


Sans maison, Pradel et son jeune fils se sont installés dans la rue. Pendant six mois ils ont vécu sous une bâche et ont dormi sur un morceau de tapis.


Les traumatismes se succédaient et ils affectèrent encore la famille les jours suivants. En plus de la perte désastreuse de leur maison et de leur bébé, les économies de Prade passèrent dans les soins médicaux de sa femme. Il se retrouva sans travail et son fils n’a donc plus eu la possibilité d’aller à l’école car il n’en avait plus les moyens.


Alors deux évènements sont arrivés qui ont fait bouger les choses. Il a entendu parler d’ADRA et de sa collaboration auprès des familles pour la reconstruction de leurs maisons. Pradel correspondait aux critères de sélection d’ADRA, car il n’avait pas de terrain pour construire. A ce moment-là un ami a offert de payer la location d’un morceau de terrain pour y mettre un abri d’ADRA.


ADRA a fourni un chef d’équipe, un maçon, un charpentier et tous les matériaux. On a demandé à Pradel de réunir au moins quatre amis pour participer à la construction de la maison. Il raconte en riant : « Pendant les quatre jours de la construction, je n’ai pas pu dormir. J’étais tellement heureux d’avoir une maison pour y vivre, d’avoir un endroit pour ma famille et de voir, chaque jour, les progrès de la construction ! ». Maintenant, bien qu’il se fasse du souci pour retrouver du travail afin de pouvoir continuer à payer la location du terrain, il est satisfait.


Aujourd’hui, alors que je leur rends visite, cela fait deux jours qu’ils sont installés dans leur maison. Pradel me dit fièrement : « La maison nous appartient, mais tout ce qu’elle contient… », et il montre le lit, les marmites, les casseroles et la vaisselle «… tout vient de ma mère. Nous avions tout perdu. »


Pradel : « Je suis tellement reconnaissant à ADRA d’avoir fourni les matériaux pour cette maison, et je suis aussi si heureux d’avoir pu participer à la reconstruction d’un foyer pour ma famille. Merci ! »


Auteur : Michelle Oetman

Traduit de l'anglais par Marie-Jo Saint et Marie-Claude Sommer-Hugli

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lundi 15 novembre 2010

Un endroit où se sentir en sécurité

Contrairement à la mine attristée de la poupée Charlie Brown qu’elle tenait dans ses bras, elle était tous sourires, riait et se tortillait. Sa mère était tout aussi heureuse.

Au début de l’année, Martine, son mari, sa grand-mère et sa fille de cinq ans vivaient sur le même terrain dans une maison complètement détruite par le tremblement de terre du 12 janvier. Maintenant ils passent leur première semaine dans un nouvel abri qu’ils ont construit en partenariat avec ADRA.


Martine était en train de faire des courses quand le tremblement de terre a frappé. Elle s’est précipitée chez elle, sachant que sa fille et deux autres parents étaient à la maison ! En voyant sa maison effondrée en arrivant, elle a paniqué et a commencé à courir partout dans le voisinage, retournant les décombres, cherchant et appelant désespérément sa fille. En dépit de la blessure à la tête de sa fille, Martine a été si heureuse de la retrouver vivante ! Malheureusement, la tante qui se trouvait aussi à la maison n’a pas survécu.


Sans toit la famille s’est retrouvée dans la maison surpeuplée d’une autre tante. Elle abritait déjà trois autres familles, également sans abri et recherchant un refuge.


Installée maintenant dans sa nouvelle maison, Martine déclare : « C’est beaucoup plus petit que ce que nous avions avant, mais nous sommes si heureux d’avoir un foyer. » Son mari et elle dorment dans un lit qu’ils ont récupéré tandis que la grand-mère et leur fille partagent une natte sur le sol.


Leurs emplois ont également été affectés. Martine qui, auparavant, vendait des vêtements dans la rue, voit son chiffre d’affaires baisser car, bien que les besoins des gens qui ont tout perdu aient augmenté, les moyens pour acheter ont pratiquement disparus. Son mari, professeur à Port au Prince, a également perdu son travail car le bâtiment où il travaillait a été détruit.


Le tremblement de terre les a également affectés psychologiquement ; mais leur nouveau foyer les aide à vaincre leurs angoisses. Martine nous déclare avec reconnaissance : « Beaucoup de personnes ont dit qu’un nouveau tremblement de terre pouvait encore arriver, mais je suis sereine car si cette maison s’écroule pendant un tremblement de terre, je survivrai. Et si un cyclone s’abat on y est en sécurité ».

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lundi 8 novembre 2010

Nouveau foyer pour un marin pêcheur qui a arraché à la mer ses vêtements et autres effets

En janvier dernier, Lamy, un jeune marin pêcheur de 25 ans, était en train de jouer aux dominos avec des amis près de sa maison au bord de la mer lorsqu’il a senti que son siège était secoué, il a vu sa maison craquer et s’effondrer et la mer surgir de façon inhabituelle emportant ses vêtements et autres objets domestiques.

Peut être son habileté et sa facilité à pêcher les poissons lui ont-elles permis de récupérer quelques uns de ses effets ! Les quelques objets qu’il a pu arracher à la mer sont maintenant les seuls biens que lui et sa femme possèdent sur terre.


Comme beaucoup d’autres Haïtiens déplacés par le tremblement de terre, Lamy et son épouse se sont installés dans un de ces camps dédiés aux victimes et qui sont apparus spontanément à Port au Prince cette nuit-là.


Les temps sont devenus durs pour eux. Lamy se plaint de ce que : « La mer a changé. Un mois après le tremblement de terre, je ne pouvais pas même prendre un poisson ! Maintenant les choses se sont arrangées, mais pas tant que ça. ». Sa femme vend le fruit de sa pêche au marché, mais suite à la baisse du nombre de ses prises, leurs revenus ont beaucoup faiblit.


Ils sont restés un mois dans le camp, puis, utilisant une bâche qu’on leur avait donnée, ils se sont construits un petit abri contre le mur de pierre qui les sépare de la mer et de leur ancienne maison. Depuis six mois ce petit abri est devenu leur foyer. Ses parents ont également souffert de la perte de leur foyer. Ils vivent non loin de là et aussi sous une bâche, mais pour peu de temps encore.


Aujourd’hui, j’ai trouvé Lamy en train de travailler avec des maçons et des charpentiers d’ADRA sur une parcelle de terrain juste derrière l’abri en bâche qu’il a l’habitude d’appeler ‘sa maison’. S’arrêtant un instant, alors qu’il tendait une tôle ondulée au charpentier qui était sur le toit, tout excité il a dit : «On a travaillé pendant deux jours et j’espère qu’on aura fini demain !», et aussitôt il s’est remis au travail.


Après avoir vu son abri en bâche il est facile de comprendre son impatience à finir la construction de sa nouvelle maison. Il ajoute : « Quand j’aurai fini, je vais aider mes parents à construire la leur.» Les parents de Lamy construisent aussi une maison avec l’aide d’ADRA sur le même terrain appartenant au gouvernement.

Auteur : Michelle Oetman

Traduit de l'anglais par Marie-Jo Saint et Marie-Claude Sommer-Hugli

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lundi 6 septembre 2010

Lorsque les inondations sont arrivées


MUZZAFARAGARH, Pakistan—Pour des millions de personnes au Pakistan, la vie a changé, lorsque les eaux sont arrivées dans leurs villages et villes, détruisant tout ce qu’ils possédaient. Bien que le nombre de morts soit inférieur au nombre de tués lors du tsunami ou du séisme en Haïti, l’impact de ce désastre laissera une cicatrice pour les années à venir.

Les inondations ont détruit l’infrastructure, les récoltes et les moyens d’existence laissant des familles déjà démunies sans abris, nourriture ou soins médicaux. En quatre jours très courts, des milliers de personnes ont perdu leur vie, des centaines de villages ont été détruits et des millions de villageois ont été déplacés.

Bien qu’il soit facile de ne voir que le chiffre élevé des victimes, il est important de réaliser que chaque individu a été affecté d’une manière unique. Pour cette raison, ADRA travaille pour aider des vies au travers de services médicaux urgemment nécessaires.

Lors des inondations, Mahmud a perdu ses deux fils âgés de 14 et 16 ans. A travers ses larmes et un cœur rempli de douleur, il a expliqué au personnel ADRA que sa vie ne serait plus jamais la même. De toute sa vie, la perte de ses fils a été la plus grande tragédie que Mahmud ait dû affronter. Maintenant, à un âgé avancé, il a une grande incertitude face à l’avenir. Ayant perdu sa maison, ses récoltes, ses animaux et ses enfants, Mahmud est rempli de désespoir et d’un sentiment profond de perte.

Au moment des inondations, le bébé Khalida était toujours dans le ventre de sa maman. Les eaux ont détruit leur maison et les ont forcés à s’enfuir sur des terres plus élevées. Le trajet n’a pas été facile pour Mehjibin, la maman de Khalida, qui devait chercher une clinique pour accoucher. Après un voyage long et fatiguant, aidée par sa famille, elle a trouvé une Clinique dans la ville de Muzzafaragarh. C’est ici que Khalida est née sans complications. Les eaux ont détruit bon nombre d’installations médicales et des routes, laissant de nombreuses femmes et enfants sans accès aux soins.

ADRA est focalisé sur la présence d’une assistance médicale qui sauvera de nombreuses vies. C’est avec cette ferme conviction que notre travail continue.

Vous pouvez voir des photos du Pakistan en cliquant ici.

Auteur: Espérant Mulumba, ADRA Pakistan




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jeudi 22 avril 2010

A Niamey: un cours de couture dans un centre de formation

Petit retour au Niger avec Muriel:

Pendant preque 5 mois, j'ai visité régulièrement un centre de formation pour femmes qui a pour mission de les sortir de la pauvreté et de la prostitution.
Leur activité principale est la couture dans le but de leur apprendre le métier de couturière, après trois ans de formation.

Chaque matin, les femmes arrivent entre 8h et 9h selon la distance qu’elles ont à parcourir pour venir au centre. Elles y resteront jusque 15h car depuis un mois, le centre a reçu un financement pour offrir un repas aux filles, auquel elles y apportent également une contribution financière de 100F par jour (soit 0,15€, l’équivalent du prix d’une demi baguette).

Ensuite, tous les jours, sauf le mercredi réservé pour la cuisine, elles se répartissent entre la salle de couture ou bien les bancs dans la cour à l’ombre des arbres.

Pour ces cours, 3 monitrices encadrent les jeunes filles (tricot, crochet, et couture sur machine à coudre):


Les élèves de premières années apprennent le tricot et réalisent des cagoules en laine. Et oui, lors de la saison fraîche aux mois de décembre, janvier, alors qu’il fait 15 degrés le matin, vous croiserez les Nigériens vêtus de gros pull en laine et de gros manteaux. Les cagoules ont un réel succès car presque tous les enfants qui partent à l’école en portent une.

Elles font aussi des objets en crochet : des napperons, des couvre-télévision ainsi que des ensembles pour les bébés (jupe et haut) :

Elèves en train de réaliser des jupes

Elles ont également appris à confectionner des ensembles pour couvrir les canapés et fauteuils (pour mettre sur les accoudoirs et comme appui-tête) à l’aide d’un cadre en bois à clous sur lequel elles tendent de la laine.

La directrice en train de montrer une jupe réalisée au crochet et sur la droite de la photo, un protège accoudoir pour canapé en marron et blanc.

Les élèves de 2ème année apprennent la broderie sur les draps car au Niger on a comme coutume d’offrir des draps brodés aux jeunes mariés.


Elles apprennent aussi la couture sur machine à coudre avec les 3èmes années.


Lors de ma dernière visite, j’ai assisté à un cours de couture. La monitrice faisait la démonstration devant quelques élèves pour réaliser un pagne façon grand-mère, qui se reconnaît à ses larges manches tombantes: il faut prendre les mesures, dessiner le patron à la craie, couper le tissu et prévoir les finitions.


Puis, la monitrice passe le relais à quelques unes qui le font à leur tour devant les autres élèves.


Enfin, chaque élève ayant assisté à la démonstration le fera à son tour et le coudra avec sa machine. En effet, une machine a été attribuée à chaque élève. Elles en sont responsables. Si une petite pièce casse par leur faute, elles doivent la remplacer.

Toutes les semaines, les élèves apprennent au moins un modèle de pagne. A la fin de la formation, elles sauront ainsi réaliser beaucoup de modèles pour satisfaire les clients.
Cette formation a donc pour but de transmettre à ces jeunes filles un savoir faire en les sortant de la précarité. Mais elles y apprendront aussi un savoir être, c'est-à-dire le sens de l’écoute et du respect de soi et des autres (discipline, ponctualité,…).
As you can see, I don't add the english translation but you can go on the google website. Thanks for your understanding.

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