lundi 23 avril 2012

Notre expérience avec les enfants aveugles de Ramazan Kabashi


En Albanie, je mène des campagnes de sensibilisation à la situation des aveugles dans certains lycées. Je discute avec les professeurs et les directeurs pour l'amélioration de celles-ci. J’ai également développé des relations avec la seule école d'aveugles, Ramazan Kabashi.  Ainsi, lorsque j'ai su qu'ADRA France envoyait une petite équipe pour organiser une semaine d'activités avec les jeunes de l’école, j’étais ravi de coordonner cette action.

Quand l’équipe est arrivée à Tirana, ils restait quelques petits détails à régler mais la semaine était prête.  L’équipe était composée d’Anne-Marie (la chef), de Pierre (notre expert enfants aveugles), de Daniel, de Violet, et de Marc (les jeunes).  Notre semaine débuta à l’école de Ramazan Kabashi où nous avons rencontré le directeur et vérifié tous les détails. Pierre en a profité pour voir la pièce où nous allions organiser les activités.  Le directeur a été très accueillant et nous a d'ailleurs dit que tous les enfants étaient ravis d’avoir des Français dans leur école pendant une semaine. Quelques minutes après notre rendez-vous avec le directeur, le sous-ministre de l’éducation est entré dans le bureau avec le directeur de l’école.  Ils ont parlé et ils sont sortis ensemble avec un petit au revoir du directeur. Une demi-heure plus tard un monsieur que je ne connaissais pas est venu me serrer la main et m'a annoncé: “Bonjour, je suis le nouveau directeur”


C’était une réelle surprise,typiquement albanais. Il a donc fallu nous adapter.  Passé cette malencontreuse mésaventure, la semaine s'est très bien déroulée. Nous avons fait des activités avec les cannes, le plâtre , les enfants ont également joué en plein air, et ils ont même eu droit à une petit excursion à l'ancien monastère d'Ardenica. Tous les enfants de l’école nous ont dit qu'ils ont eu une des meilleurs semaines de leurs vies.

Andrew (Albanie) 

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mardi 17 avril 2012

Arrivée de Francesca en Haïti pour le programme Liveliood

Francesca LEGER

23 ans

Volontaire du Service Civique ADRA France /ADRA Suisse

Période : Avril à Août 2012

Lieu de réalisation du programme Livelihood : Petit-Goâve, Haïti



Byenvini an Ayiti ! Je pense que vous aurez tous compris, cela veut tout simplement dire bienvenue en Haïti ! Depuis l’aéroport, avec les agents de l’immigration, jusqu’à Petit-Goâve avec les membres du staff et toutes les personnes que j’ai rencontré, j’ai reçu un accueil très chaleureux !

Je suis arrivée à Port-au-Prince, en Haïti, le 5 avril dernier pour une mission de 5 mois. Avant mon départ je me posais des milliers de questions! Ce n’est qu’arrivée sur place que je me suis rendue compte que mon engagement commençait …

Les gens ici sont dynamiques, pleins de vie, malgré l’environnement dans lequel ils vivent au quotidien : partout des gravats qu’a laissé le séisme et des déchets qui jonchent les rues !

Je ne peux que saluer leur courage et leur motivation à vivre dans cet environnement défavorable. C’est vraiment la chose qui m’a frappé en premier.

Le lendemain de mon arrivée, je commençais ma mission. Le chef de projet m’a expliqué les différents projets en cours et à venir que comporte le programme LIVELIOOD .

Tout d’abord, il y a le projet couture qui inclue une formation professionnelle et la création d’emplois dans le secteur de la couture pour 300 femmes en grande vulnérabilité à Petit-Goâve (commune située à 43 km de Port-au-Prince).

Puis, il y a le projet pêche qui consiste en un appui technique et économique aux 450 pêcheurs et marchandes de poissons cette même commune de Petit-Goâve.

Et enfin, il y a les projets en gestation (qui n’ont pas encore reçu de financements) : recyclage/protection de l’environnement et boulangerie avec la création d’un atelier- école de boulangerie-pâtisserie.

Mon rôle dans tout cela ? Je suis en fait volontaire et je viens en soutien aux projets Livelihood. Je dois aussi aider à documenter les 2 projets à venir.

Un petit plus, je serai également en charge de programmer une journée ludique de sensibilisation pour les enfants des communautés cibles qui aura pour thème la protection de l’environnement direct.

Ma mission avec ADRA a commencé, je vous remercie par avance pour votre soutien.

To be continued...

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lundi 16 avril 2012

Reconstruction après les conflits en Côte d'Ivoire #3


En Côte d’Ivoire, depuis les élections controversées en 2010, de violents conflits ont éclaté ravageant le pays et appauvrissant la population. Bien que ces conflits se soient aujourd’hui apaisés, les conditions de vie reste difficiles. ADRA France à participé à un projet pour la reconstruction de logements et la sécurité alimentaires des populations. Kahou Aime Narcisse est l'un des bénéficiaire de ce projet, il témoigne.

Dans le village de Guibobly à l’ouest de la Côte d’Ivoire, Kahou Aime Narcisse qui travaille à la reconstruction de sa maison, fait une pause, s’assied sur le seuil et nous raconte son histoire :

« En février, l’année dernière nous avions entendu dire que de violents conflits avaient éclaté et que la guerre se rapprochait. Peu de temps après, nous avons entendu des coups de feu, des hommes sont entrés en courant dans le village et tiraient en l’air pour effrayer les habitants. J’ai couru avec ma femme et mes sept enfants en direction de la forêt. Nous étions terrorisés et dans la précipitation, nous n’avons pas eu le temps d’emporter la moindre affaire. Nous nous sommes caché quelques temps dans la forêt. Nous dormions à même le sol et mangions les quelques fruits sauvages que nous pouvions trouver, toujours encerclés par les coups de feu. J’étais très inquiet pour mes enfants en voyant toutes ces personnes âgées et ces jeunes enfants tomber malades et mourir.

Un jour, j’ai été informé de la présence d’un camp au Libéria où pouvaient aller se réfugier ma femme et mes enfants. Ils y sont encore aujourd’hui. J’ai vécu 5 mois dans la forêt jusqu’à ce que j’apprenne qu’une association aidait à la reconstruction de maisons dans mon village. J’y suis retourné. Aujourd’hui je travaille dur pour reconstruire ma maison et faire en sorte que ma femme et mes enfants reviennent sains et saufs. Je remercie sincèrement ADRA de m’avoir donné cette opportunité. »

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jeudi 22 mars 2012

Témoignage: Reconstruction après les conflits en Côte d'Ivoire






Maurice et Simone constatent, aux côtés de leur famille, leur maison détruite. Simone, 56 ans, témoigne :

« Une nuit, nous avons été réveillés par des coups de feu, des cris et des hurlements. J’étais terrorisée. J’ai couru tout en essayant de rester avec ma famille mais c’était impossible à cause de l’obscurité et de l’affolement général. Nous n’avions pas été prévenus de cette attaque, c’est arrivé si soudainement. Nous avions l’impression qu’on nous tirait dessus. Nous avons tous couru en direction de la forêt en laissant tout derrière nous. En tout, nous sommes restés 6 mois dans la forêt, changeant constamment de place pour ne pas nous faire prendre par les miliciens. Le plus dur à supporter quand on vit dans la forêt c’est la faim constante et l’angoisse de ne pas trouver assez de vivres pour nourrir nos enfants. De plus, nous étions souvent malades et ne disposions d’aucun médicament. Et quand la pluie venait, nous ne pouvions nous réfugier que sous les feuilles des arbres.
Un jour, nous avons été prévenus que la guerre avait cessé et que nous pouvions sortir en sécurité de la forêt. Nous avions aussi entendu dire que des gens aidaient à la reconstruction des maisons. Notre objectif aujourd’hui est de terminer la reconstruction de la nôtre grâce à l’aide d’ADRA. Quand nous aurons terminé, trois de mes enfants qui ont trouvé refuge dans un camp au Libéria pourront rentrer. Je serai tellement heureuse lorsque ma famille sera réunie ! »

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mardi 28 février 2012

Reconstruction après les conflits en Côte d'Ivoire


En Côte d’Ivoire, depuis les élections controversées en 2010, de violents conflits ont éclaté ravageant le pays et appauvrissant la population. Bien que ces conflits se soient aujourd’hui apaisés, les conditions de vie se sont pas meilleures pour autant. ADRA France soutient un projet pour la reconstruction de logements et la sécurité alimentaire des populations. Gaspard et Florence sont deux bénéficiaires de ce projet, ils ont accepté de témoigner.

Gaspard Dehe et sa femme Florence ont connu la terreur et l’horreur de la guerre. En février 2011, des hommes sont entrés dans leur village de Kebouebo situé à l’ouest de la Côte d’Ivoire les obligeant à fuir leur maison avec leurs enfants. Les hommes tiraient au fusil et hurlaient qu’ils allaient tuer tout le monde. Gaspard nous raconte son histoire :


« C’était terrible ! J’essayais de trouver mon jeune enfant au milieu de toute cette confusion et en même temps de protéger ma femme enceinte de 8 mois. Nous avons couru nous cacher dans la forêt pour échapper à ces hommes. Nous n’avons pas eu le temps de prendre nos affaires, laissant tout derrière nous. Pendant 4 mois, nous sommes restés caché dans la forêt. Le plus difficile a été de prendre soin au mieux de mes enfants dans ces conditions et de leur trouver de quoi manager. Nous dormions sur le sol. Ma femme accoucha dans la forêt aidée par quelques sages-femmes du village. Nous n’avions ni vêtement ni autre articles pour le bébé. Quand nous sommes enfin sortis de la forêt, il ne restait plus rien de ce que nous avions laissé au village, tout avait disparu. Les hommes avaient détruit notre maison et prit tout ce qui avait de la valeur. Nous devions tout reconstruire avec rien. Je ne remercierai jamais assez ADRA de l’aide qu’ils nous ont apporté pour la reconstruction de notre maison pour toute ma famille. »

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samedi 25 février 2012

Prévention de la grossesse non désirée pour les femmes Roms en Albanie

La clinique de santé mobile parcours Tirana et ses environs pour aller à la rencontre de la population. ADRA Albanie mène, depuis quelques années, des activités en faveur des populations défavorisées telles que les communautés Roms. Pour plus de cohérence et de pertinence, les projets centraux d'ADRA Albanie ont été en partie rattachés à ceux de la clinique mobile.


Nous avons donc décidé d’envoyer les cliniques mobiles à la rencontre des familles Roms. Nous nous sommes aperçu récemment que les femmes de la communauté Roms subissaient de nombreux avortements. Par exemple, nous avons rencontré une femme de 52 ans qui avait eu 53 avortements dans sa vie, ce qui fait en moyenne deux avortements par an. Cet acte est souvent non-médicalisé et comporte de sérieux risques pour les femmes qui le pratique.

La clinique mobile de santé mène donc aujourd'hui des actions de prévention: présentation des différents moyens de contraception et des risques encourus lors des avortements. Nous employons tous nos efforts afin d'aider la population Roms pour améliorer leurs conditions de vie et faire évoluer certaines pratiques à risque comme l'avortement non médicalisé.


Andrew, Volontaire en Albanie

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jeudi 26 janvier 2012

Une nouvelle année commence pour les enfants de Fushe Kruja

Cette année, après un bref passage en France pour les fêtes, me voici de retour sur le projet pour la communauté Rom de Fushë Kruja, en Albanie. Et quel retour ! Depuis début janvier, avec une collègue psychologue, nous avons commencé un projet de pré-scolarisation pour les enfants Rom de cette même communauté. Nous avons commencé depuis octobre à faire quelques activités avec les enfants, mais cette fois, nouvelles résolutions prises, c’est du sérieux !


Nous apprenons ensemble l’alphabet albanais, à compter et additionner, à parler un peu anglais, à dessiner, à chanter ! Mais surtout, nous apprenons à vivre ensemble ! En effet, même si nous progressons dans les cours d’alphabétisation et d’arithmétique, ce dont nous sommes le plus fiers, c’est que ces enfants prennent de plus en plus d’assurance et d’estime de soi. Ils deviennent curieux et ont envie d’en apprendre toujours plus sur le monde qui les entoure.

Comment est-on parvenu à cela ? Par le jeu et la bonne humeur !


Nous commençons tous les cours par apprendre à écrire une nouvelle lettre de l’alphabet, puis on compte (des vaches, des poules et les camarades de la classe), on fait des additions, puis on chante et on sort dans la cour faire un peu de gym pour se remettre en forme ! Mais ce que les enfants attendent le plus, c’est les activités quotidiennes et toujours nouvelles. Nous avons par exemple organisé un mini théâtre de marionnettes pour expliquer de manière ludique qu’on ne prend pas de force les affaires des autres, mais qu’on peut demander gentiment, et que cela marche mieux ! On apprends à distinguer la gauche et la droite en dansant tous ensemble ! On organise des petits débats pour parler du quotidien ! Je vous invite à regarder ces quelques vidéos pour vous rendre compte de la bonne humeur dans laquelle ces enfants apprennent.



Ce mois touche déjà à sa fin, et nous commençons à préparer les activités pour février. Les activités seront consacrées à l’étude de la famille et de la communauté. On va apprendre à tracer un arbre généalogique, à comprendre ce qu’est une communauté, un pays, etc. Nous avons pour but de leur faire prendre conscience de leur propre identité et les faire partager leur culture. On commencera également à observer les pays du monde à travers les cartes, des histoires, des photos ... Le programme est chargé et je vous ferai part de la suite de nos aventures avec les enfants Rom le mois prochain !


A bientôt !


Marika

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