lundi 10 octobre 2011

Des nouvelles de l'Albanie

Bonjour à tous !

Cette semaine je n'ai que de bonnes nouvelles à vous envoyer !

La vie en Albanie devient plus et plus normale après trois semaines ici. Le trafic ne semble pas aussi menaçant, la nourriture n'est pas aussi étrange, mais la qualité de l'air est encore assez mauvaise.

Il n'y a eu aucun changement au projet des aveugles. On se prépare pour le 20 octobre, qui sera la première fois qu'on se présente aux élèves du lycée à Burell. Nous faisons de notre mieux pour apprendre l'albanais, mais il est un peu difficile.

Les cours d'alphabétisation pour les femmes de la communauté rom de Fushe Krujë sont un vrai succès !

Nous avons eu quelques inquiétudes le lundi lors du 1er cours car plusieurs femmes ont décidé de partir avant la fin. Mais dès mardi, elles sont venues nombreuses et ont même refusé de faire une pause café car elles voulaient finir un exercice d'écriture ! Un autre signe positif: pendant que les femmes sont en cours, dans la pièce voisine de la salle de classe nous organisons des activités pour les enfants. Et bien alors que lundi les femmes gardaient leurs enfants sur leurs genoux pendant les cours, au fur et à mesure elles sont de plus en plus nombreuses à nous les confier pour mieux profiter des leçons !

Pour le moment, le professeur se concentre surtout sur l'acquisition des bases de lecture et d'écriture et la semaine prochaine nous commencerons à aborder les différents thèmes de cours dont nous vous parlerons la semaine prochaine ...

A dans quelques jours !

-Marika et Andrew

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jeudi 29 septembre 2011

Quelques nouvelles de nos deux premières semaines en mission en Albanie

Marika et Andrew, volontaires Service civique d'ADRA France, sont arrivés en Albanie le 16 septembre. Ils nous enverront régulièrement des rapports. Aujourd'hui, Marika nous raconte leurs premières expériences dans ce pays qui figure parmi les plus pauvres de l'Europe.


Cela ne fait que quelques jours que nous sommes arrivés, et nous voilà déjà sur le terrain !

Andrew s'est déjà rendu à Burrel et Tepelëne afin de rencontrer les directeurs de plusieurs écoles afin de mettre en place un projet de sensibilisation à la cécité auprès de lycéens albanais. Le projet consistera à organiser dans chacun de ces lycées une journée de discussions et d'activités liées à cet handicap et de mobiliser les jeunes élèves pour qu'à leur tour ils organisent des campagnes de sensibilisation dans d'autres écoles (puis les suivant transmettent le relais, etc!). Le projet a été très bien reçu dans les deux lycées et débutera à Burrel le 20 octobre !



Quand à moi, je commence la préparation d'un projet d'alphabétisation de femmes au sein de la communauté rom à Fushe Krujë, à quelques 30km de Tirana. Avec Erinda, responsable de ce projet à ADRA Albanie, nous venons de finir la préparation du matériel pédagogique dont voici une photo :

Ce projet d'alphabétisation va se baser sur la méthode Reflect (vous trouverez plus d'informations en suivant ce lien : http://www.reflect-action.org/). Cette méthode consiste à enseigner la lecture et l'écriture à travers des discussions sur divers sujets choisis par les participants en s’appuyant sur des supports visuels. Ainsi, une séance type commence par exemple sur le thème de la famille, et d'après les débats qui peuvent en émerger, nous en tirons les mots clés essentiels à la discussion et les déchiffrons. L'apprentissage se fonde donc exclusivement sur les idées émergeant des échanges et des thèmes abordés.

La toute première séance, qui aura lieu le 3 octobre, débutera néanmoins par l'acquisition de bases : l'alphabet ! Pour se faire, nous avons préparé plusieurs jeux dont j'aurais encore l'occasion de vous parler dès la semaine prochaine !

Le début de ce projet nous semble prometteur : dès notre première visite à Fushe Krujë, 30 femmes se sont inscrites aux cours. Chacune a exprimé l'envie d'aborder des sujets comme la nutrition, les soins et la santé et en général. On espère également qu'à travers ce projet nous contribuerons à augmenter le taux de scolarisation des enfants du village dans la mesure où leurs mères pourront mieux les aider dans leur travail scolaire. Les enfants semblaient d'ailleurs assez amusés de voir que leurs mères iront prendre des cours dans la même école qu'eux !

A la semaine prochaine !

-Marika

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vendredi 5 août 2011

Somalie : En route vers un camp de réfugiés

Shacni Liiban est frêle et décharnée après une marche de 7 jours vers le district d'El Afwein pour recevoir des rations alimentaires. Elle ne sait pas exactement vers où elle se dirige -- tout ce qu'elle a entendu c'était une annonce de la BBC (service Somalie) qui disait qu'il y avait des rations dans le camp de Daabad. Malheureusement, elle ne sait pas où se trouve ce camp. Tout ce qu'elle désire c'est de la nourriture pour ses quatre enfants qui meurent de faim. Alors elle doit arriver à Daabad à tout prix -- quelles que soient les risques de sécurité.


Son bétail -- 16 chèvres et 4 chameaux -- sont tous morts à cause de la sécheresse, qui est maintenant devenue une famine dans deux régions de la Somalie. Si quelque chose n'est pas fait très rapidement, cette famine affectera neuf régions supplémentaires du pays.

Durant ces derniers mois, des dizaines de milliers de personnes sont mortes des causes liées à la malnutrition. La majorité sont des enfants. Selon une récente étude du Conseil de réfugiés danois, il y aurait près de 200.000 personnes déplacées dans trois districts de la région de Somaliland (El Afwein, Odeweyne et Aynabo). Et ces chiffres ne cesseront d'augmenter avec la migration de réfugiés venant du sud de la Somalie ainsi que du Pount vers la Somaliland à la recherche d'eau et de nourriture.

-L'équipe d'ADRA Somalie

Traduction par Gilles et Brina LEROUX

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mercredi 20 juillet 2011

Mycoses, podologie et pédicurie...

Imaginez que vous ne possédiez qu'une seule paire de tong en plastique en guise de chaussures. Imaginez la chaleur du sable du désert. Imaginez que vous viviez sous des huttes de terre battue et que vous marchiez partout. Imaginez de quoi vos pieds auraient l'air et comment ils se sentiraient ?

Danser fait mal aux pieds !

Chaque semaine à l'école ne doit pas être harassante ! Nous voulons aussi que nos élèves s'amusent et nous voulons aborder avec elles toutes sortes de sujets ayant trait à tous les niveaux de leur vie, même leurs pieds !

Ainsi, la semaine dernière, après les cours de maths et de français, nous avons parlé de pieds ! La majorité des filles souffrent de crevasses, d'ampoules, de mycoses avec souvent des pieds d'aspect répugnant ! Nous avons parlé de soin de la peau, de bonne hygiène, et leur avons donné des conseils sur comment traiter les mycoses et de faire attention à tout ce qui peut être contagieux, comme les verrues.

Après la théorie, nous sommes passés à un peu de pratique !
Les filles se sont divisées en petits groupes et se sont occupées mutuellement de leurs pieds, avec des accessoires et instruments que nous leur avons fournis : limes, coupe-ongles, pierre à polir... On se serait cru dans un centre de beauté !
Il faut dire que nous aimons ces filles depuis la plante de leurs pieds jusqu'au sommet de leur tête !
-Chantelle McIVER, responsable de l'école
Traduction/adaptation: Lara CORDIER et Evelyne NIELSEN

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mardi 12 juillet 2011

Du jardinage au Niger : oui, c'est possible !

Vous êtes vous déjà demandé s'il était difficile de faire pousser des légumes dans un potager au Niger, pays où le soleil est brûlant, où l'eau se fait rare et où le sol est composé essentiellement de sable ? La réponse est bien évidemment OUI ! Cependant, tel que le démontre les marchés locaux, c'est de même possible ! Plusieurs personnes parviennent à faire pousser des légumes saisonniers qu'elles vendent au marché. En fonction de la période de l'année, on peut y trouver des carottes, des tomates, des piments verts, des choux, des oignons, des concombres, des courgettes et de la laitue.






Puisque nous avions longuement parlé de la nutrition aux filles à l'école, nous avons alors pensé à leur apprendre à commencer leur propre potager ! Chose dite, chose faite ! Nous sommes allées de l'avant dans notre arrière cour, exposée au soleil harassant...


Chaque groupe a disposé d'un petit carré de terrain à cultiver. Les filles ont dû creuser et ôtet les pierres, délimiter leur parcelle et arroser ABONDEMMENT ! Comme toujours, des filles ont travaillé plus dur que d'autres, telle Halima qui a pratiquement creusé toute seule la parcelle de son équipe ! Puis, elles ont semé leurs graines. Nous verrons à présent quels groupes penseront à arroser leur parcelle et quels groupes réussiront à faire germer leurs plantes !































Texte/photos: Chantelle McIVER




Adaptation/traduction: Lara CORDIER/Evelyne NIELSEN









Prochain blog : En Afrique, on danse ! Mais quand danser fait mal aux pieds ?

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lundi 11 juillet 2011

Le droit des femmes fait partie des droits de l'Homme !


Lorsque l'on aide une jeune fille à user de ses droits, l'impact ne se limite pas à elle seule. Quand une fille est éduquée, nourrie et protégée, elle partage ses connaissances et ses savoir-fare avec sa famille et sa communauté. L'implication d'une femme dans l'éducation de sa communauté peut changer le futur d'une Nation.

Nourrisez une femme et elle nourrira le monde autour d'elle.


Ceci est un fait : la nourriture que recevra une petite fille dans son enfance affectera la santé de ses propres enfants quand elle sera mère. Saviez-vous que nous sommes en train de tenter de mettre en place un volet sur la nutrition dans le programme de formation de nore école pour jeunes filles l'année prochaine ?


Gardez une femme en bonne santé et elle veillera sur la santé de toute sa famille.

Ceci est un fait : Les garçons et les filles rencontrent des problèmes de santé différents, non pas en raison de leurs différences physiologiques uniquement, mais à cause de leur statut dans la société. Alors que les femmes sont souvent plus résistantes que les hommes, la manière dont elles sont traitées depuis leur naissance, comparée à celle de leurs frères, les font partir dans la vie désavantagées. En effet, dans des foyers où les garçons ont plus de valeur que les filles, les garçons mangent avant les filles. Les restes reviennent aux filles. Sans égalité nutritionnelle, les filles ne peuvent atteindre tout leur potentiel.


Nous avons pu observer tant de situations où la santé de nos chères filles du centre est manifestement fragile, si bien que nous cherchons constamment des occasions de pallier au manque de soins dans leurs vies de manière intelligente et pertinente.


Eduquez une fille et elle brisera le cercle vicieux de la pauvreté.


Ceci est un fait : l'éducation mène à

- des revenus plus élevés

- de plus petites familles

- des familles en meilleure santé

- une réduction des risques de contamination par le SIDA

- une plus grande implication dans la vie politique et décisionnelle

Autorisez une femme à agir et elle changera le monde.


Ceci est un fait : Les jeunes filles consacrent 90 % de leurs revenus à leurs familles, alors que les hommes n'en consacrent que 30-40 %. En investissant 90 % de leurs revenus à leur famille, les filles permettent que leur famille soit en bonne santé, éduquée et en sécurité.


Texte/photos : Chantelle McIVER

Traduction/adaptation : Lara CORDIER et Evelyne NIELSEN


Prochain blog : Quand l'impossible peut devenir possible !

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jeudi 7 juillet 2011

Le Centre de Formation de Filles de Niamey que vous soutenez était à la une de la TV nationale en mars 2011 !

Nous commençons aujourd'hui une série d'articles sur le centre de formation qu'ADRA France soutient en collaboration avec ADRA Niger à Niamey, au Niger, l'un des pays les plus pauvres au monde. Ce centre permet à des jeunes filles à risque de prostitution et de mariage précoce d'avoir une formation qui leur donne de l'espoir pour leur avenir.

Il y a quelques mois, c'était la Journée internationale de la Femme. Une bonne occasion pour organiser une grande fête à l'école ! Nous avons donc invité des amis, des collègues, des dignitaies, la télévision, la presse et bien évidemment les filles et leurs parents ! Une petite exposition sur différents thèmes mais aussi sur les activités des élèves en ce moment ont été l'occasion de mettre en valeur leurs talents et leurs projets.

Le programme officiel a duré environ une heure, si l'on ne compte pas le temps passé à attendre la venue très tardive du maire, qui nous a cependant fait l'honneur de sa présence. Il nous a beaucoup encouragés en montrant aux parents et aux filles son soutien sur des projets tels que le droit des femmes.

J'ai été interviewée par la TV et le soir suivant toute notre petite fête était à l'écran ! Je dis bien TOUTE notre petite fête a été à la une des informations ce soir-là ! Une heure entièrement de documentaire consacrée à notre école et à notre programme de formation diffusée dans tout le Niger ! Nous avons bénéficié d'une bonne publicité, mais surtout nous avons pu, en ce jour spécial, mettre à l'honneur les femmes, dans une société où les opportunités sont si limitées pour elles.




-Chantal McIVER, l'une des responsables du centre




Traduction/adaptation par Lara CORDIER et Evelyne NIELSEN



Dans notre prochain blog : l'impact de l'éducation des femmes dans le contexte culturel du Niger

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